L'année 2026 ne marque pas seulement l'obsolescence d'une alliance militaire ; elle scelle la faillite comptable et territoriale de l'ordre atlantique. Sous la présidence de Donald Trump, le paradigme du partage des charges est passé de la rhétorique à la chirurgie brutale. Le "liquidateur" est à l’œuvre, actant la fin d'un Empire pour sauver un pays en cessation de paiements.
I.
LE CHOC DE RAMSTEIN ET LA SOUS-TRAITANCE DU CHAOS
Le
désengagement n'est plus une menace, c'est une réalité budgétaire. La base de
Ramstein, cœur névralgique des opérations US, subit une réduction de 40% de
son enveloppe opérationnelle (Pentagone, fév. 2026).
- Le
Service "à la carte" : Washington ne
"fournit" plus la sécurité ; il la facture. Si l'Allemagne veut
maintenir le parapluie aérien, elle doit en payer l'entretien.
- Délégation
des Commandements : Pour la première fois, les USA
cèdent des postes clés. Le JFC Naples passe sous pavillon italien
et la France prend la tête de la Force de Réaction Alliée (ARF) au
1er juillet 2026.
- L'Exigence
des 5% : Le seuil de 2% du PIB est devenu un
vestige. Washington exige désormais 5% pour compenser son retrait
financier, au moment même où l'Europe est exsangue après avoir injecté 60
milliards de dollars de reliquat dans le conflit ukrainien.
II.
LE MUR DE LA DETTE : L'EMPIRE EN CESSATION DE PAIEMENTS
Le
retrait américain n'est pas un choix stratégique, mais une nécessité
mathématique. L'économie américaine est une coquille vide qui ne peut plus
porter le monde à bout de bras.
L'Abîme
des 18 000 Milliards
Pour
l'exercice 2026, le Trésor américain fait face à un défi titanesque : lever 18
000 milliards de dollars.
- Le
Roll-over fatal : Environ 9 000 milliards
concernent des émissions de bons du trésor pour couvrir la dette arrivant
à maturité (Sources : MTS / Deloitte, fév. 2026).
- Saturation
mondiale : Cette masse représente plus de trois
fois le PIB de la France. Avec le retrait des acheteurs historiques
(Chine, Japon), le dollar est en situation de faillite technique ;
personne ne peut absorber une telle quantité de papier.
L'Implosion
du CRE (Commercial Real Estate)
Le
socle bancaire américain s'effondre de l'intérieur. La bulle de l'immobilier
commercial a fini par éclater, provoquant un "Urban Doom Loop" :
- Dépréciation
massive : Les actifs ont perdu 40 à 50% de leur
valeur dans les métropoles.
- Hécatombe
bancaire : Plus de 1 000 banques régionales
sont jugées insolvables ou en "unsafe conditions" (Sources : Federal
Reserve Stress Test, fév. 2026). Trump liquide l'OTAN pour tenter de
colmater les brèches domestiques d'une économie en faillite.
III. LA RUPTURE ARCTIQUE : LE GROENLAND, POINT DE NON-RETOUR
Le
dernier clou dans le cercueil de la solidarité européenne est la crise du
Groenland. La volonté de Washington d'annexer de fait ce territoire stratégique
a brisé l'unité du Nord.
- L'Ultimatum
de Pituffik : Les USA exigent une souveraineté totale
sur la base de Thulé et les ressources minières adjacentes.
- Schisme
avec le Danemark : Face à l'unilatéralisme de Trump,
Copenhague et l'UE tentent une résistance désespérée en déployant des
troupes sur 15 points stratégiques (Sources : Institut Jacques Delors,
janv. 2026). L'Arctique devient le théâtre d'une confrontation entre
"alliés".
CONCLUSION
: LA "TRANSLATIO IMPERII" DU VIDE
Comme je l’avais anticipé dans mon ouvrage ouvrage « La fin de la science économique, le début de l’âge d’or », nous assistons à la déliquescence des structures impériales : on délègue les titres (commandements européens) quand on n'a plus les moyens de payer les troupes.
L'Europe
hérite d'une structure de commandement vide, au moment précis où ses moyens
financiers sont amputés. L'OTAN n'est plus une alliance de protection, mais une
sous-traitance de la sécurité gérée par un liquidateur qui prépare la
fermeture définitive de l'Empire.

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