Le
mois de septembre 2026 a été particulièrement riche en évènements. Les USA
subissent en effet une défaite humiliante au Moyen-Orient, ce que j'avais annoncé dès le début du conflit dans mon interview pour la télévision iranienne. L’escalade militaire marque un tournant critique où la
supériorité technologique et navale américaine fait face à de très fortes
tensions tactiques :
- F-35 touché et furtivité contestée
Un chasseur américain F-35A de 5ᵉ génération a subi des
dégâts et forcé un atterrissage d'urgence après avoir été touché par la défense
antiaérienne iranienne, remettant en cause l'invulnérabilité de sa technologie
furtive.
- Échec de la protection maritime
Malgré le déploiement de navires de guerre de l'US Navy,
des pétroliers sous escorte ou protection directe ont été pris pour cible et
endommagés par des drones et missiles. L’ADNOC
(Abu Dhabi National Oil Company) a recensé quinze de ses navires attaqués
depuis le début du conflit.
- L’échec du contrôle des voies maritimes
Deux points névralgiques mondiaux, le détroit d'Hormuz et
le détroit de Bab-el-Mandeb, subissent un quasi blocage de fait du trafic
pétrolier commercial que la marine américaine ne parvient pas à rouvrir en
sécurité.
- Attrition du matériel de pointe
Au-delà de l'aviation pilotée (plusieurs F-15 et F-18
touchés ou perdus), la perte en série de plus d'une douzaine de drones MALE
coûteux MQ-9 Reaper abattus démontre la vulnérabilité des systèmes sans pilote
face aux réseaux de saturation modernes. Le
chiffre de 35 à 45 appareils : Ce décompte correspond à la
totalité des pertes matérielles aériennes enregistrées par les États-Unis. Le
rapport du Congressional Research Service (CRS) recense 42 appareils
américains détruits ou sévèrement endommagés. Il faut ajouter à cela l'impossibilité de continuer une guerre conventionnelle faute de missiles.
Le
Washington Post titrait le 18 septembre 2026 que, selon tous les indicateurs,
les États-Unis perdent cette guerre. Il ne
reste plus que deux solutions pour les USA :
·
Capituler
·
Utiliser l’arme nucléaire
Un article à venir détaillera tout ceci car mes Live avec
Eddy ont été irrémédiablement bloqués par TikTok. Cependant, il y a une
actualité cachée et c’est l’objet de cet article.
Il
est des silences qui ne trompent pas. Celui des marchés, aujourd’hui, en fait
partie. Le calme plat des bourses, et sous cette surface lisse, plusieurs
conduits vitaux du système financier américain se tendent en même temps. Ce
climat financier ne se déploie pas dans le vide géopolitique.
Le
signal ne vient donc pas de la Bourse. Il vient du marché monétaire, du marché
obligataire et du crédit. C’est là, et nulle part ailleurs, que se lit la
véritable fragilité du système.
I. LA FIN DU TAMPON INVISIBLE
Pendant
des années, la Réserve fédérale a retiré des liquidités du système par son
Quantitative Tightening sans provoquer de tension sur les marchés monétaires.
Un amortisseur encaissait le choc : le Reverse Repo Facility (RRP), qui avait
dépassé 2 000 milliards de dollars à son sommet. En septembre 2026, cet
amortisseur a disparu : son utilisation est devenue marginale, réduite à une
fraction résiduelle de ce volume historique.
Soyons
précis sur le mécanisme : l’épuisement du RRP ne retire pas mécaniquement
chaque dollar émis par le Trésor des réserves bancaires. Il fait disparaître un
réservoir qui absorbait auparavant une partie de ces émissions. Résultat : le
financement du Trésor et les autres usages de la liquidité se disputent
désormais le même bassin, frontalement.
Le
symptôme est déjà visible dans le SOFR, à 3,87 % le 22 septembre 2026, quand
les taux du marché monétaire collaient encore à l’IORB. La Fed de New York
assurait ce même jour que les réserves restaient « amples » à court terme. Ce
n’est pas encore la crise. C’est la marge de sécurité qui s’amenuise, sous nos
yeux. Le RRP a servi d'amortisseur de liquidités après 2021, et son épuisement
force le financement du Trésor à rivaliser directement avec les réserves
bancaires, ce qui met sous tension le SOFR (Secured Overnight Financing Rate)
par rapport à l'IORB. [2]-[3]
Comprendre la plomberie :
SOFR, IORB, RRP
Les
économistes ne comprennent rien à la finance et c’est l’un des buts de ce
papier. Rendre comprehensible ce que personne ne vous expliquera.
L’IORB
(Interest on Reserve Balances) est le taux payé par la Réserve fédérale sur les
soldes que les institutions éligibles détiennent auprès des banques de réserve.
Le SOFR mesure le coût du financement garanti au jour le jour par des titres du
Trésor. Le RRP permettait aux fonds monétaires de placer temporairement leurs
liquidités auprès de la Fed contre des titres du Trésor.
En
une phrase : le RRP était le matelas, le SOFR est le pouls, et l’IORB est le
repère auquel les taux monétaires restent normalement proches lorsque les
réserves sont abondantes.
II. LE MARCHÉ DU TRÉSOR : LE
NOUVEAU POINT DE TENSION
Ajoutons
la pièce qui manquait au diagnostic. Le problème n’est pas seulement la
liquidité bancaire. C’est la masse de dette que le Trésor doit placer sur un
marché qui exige, désormais, un prix beaucoup plus élevé.
Le
23 septembre 2026, le rendement du Treasury à 20 ans atteignait 5,45 % selon
les données quotidiennes du département du Trésor ; la moyenne hebdomadaire du
18 septembre s’établissait à 5,34 %. Le 30 ans est passé de 5,29 % le 22
septembre à 5,40 % le 23, puis 5,47 % le 24. Le seuil des 5 % n’est plus une
hypothèse. C’est la nouvelle réalité, durable, du segment long de la courbe.
[4]-[5]
La
mécanique est implacable : quand les rendements montent, le prix des
obligations déjà émises s’effondre, et le Trésor doit payer plus cher pour
attirer le capital privé. Or les besoins ne faiblissent pas : le Trésor
prévoyait en août devoir emprunter 739 milliards de dollars de dette négociable
au troisième trimestre 2026, et 628 milliards de plus au quatrième. [6]
Non,
les acheteurs étrangers n’ont pas disparu. Les données TIC de septembre
montrent des flux encore positifs en juillet. Mais elles révèlent autre chose
de plus grave : la composition de la demande change, et avec elle tout
l’environnement mondial du rendement. Le TIC (Treasury International Capital) est le système
statistique de l’U.S. Department of the Treasury qui mesure les flux
internationaux de capitaux liés aux États-Unis. [7]
Japon : le grand acheteur
n’est plus fiable
Le
cas japonais est le plus parlant. Les avoirs japonais en Treasuries sont tombés
de 1 239 milliards de dollars en février 2026 à 1 104 milliards en Juillet. Une
baisse de 135,4 milliards de dollars des avoirs déclarés en cinq mois. Reuters
rapporte qu’au 22 août, les investisseurs japonais avaient déjà vendu environ 3
000 milliards de yens de dette étrangère depuis le début de l’année, poussés
par la remontée des rendements japonais et le coût croissant de la couverture
du yen. [8]-[9]
Le
mécanisme est simple, et il joue contre Washington : plus le rendement japonais
grimpe, moins un investisseur nippon a besoin de sortir du pays pour trouver du
rendement. Vanguard le dit sans détour : cette évolution assèche une source
historique de demande pour les Treasuries américains. [10]
Restons
précis : rien ne montre une liquidation massive et générale des Treasuries par
le Japon. Ce qui change, c’est l’incitation, et la demande potentielle qui
s’érode, à la marge.
La Grande-Bretagne
Le
cas britannique est different, les faits d’abord. Les avoirs du Royaume-Uni en
Treasuries sont passés de 939,9 milliards de dollars en juin à 998,3 milliards
en juillet. Sur ces seules données, impossible d’écrire que Londres se détourne
des Treasuries.
Mais
le Royaume-Uni affronte lui-même une flambée de ses coûts de financement : le
rendement d’une obligation britannique à 30 ans a atteint 5,8168 % lors d’une
émission de septembre, un record depuis la création du Debt Management Office.
La compétition mondiale pour le capital s’intensifie : partout, des rendements
élevés rivalisent pour les mêmes investisseurs. [11]
Ce
n’est pas une fuite uniforme des acheteurs étrangers. C’est plus insidieux, et
plus dangereux : le Trésor américain doit désormais séduire un capital que le
Japon, le Royaume-Uni et d’autres grands émetteurs courtisent eux aussi à coups
de rendements élevés. La demande étrangère peut rester positive tout en
devenant plus chère, plus sélective, moins automatique.
Et
l’Arabie Saoudite ?
La
réponse tient en une phrase, et elle est brutale : Riyad n’achète plus. Les
avoirs saoudiens en Treasuries stagnent à 142,4 milliards de dollars en juillet
2026, quasi inchangés depuis juin (142,5 milliards) et 18 milliards de dollars
sous le pic de février (160,4 milliards). Le Royaume reste le 17ᵉ détenteur
étranger, loin, très loin, de ce que ses excédents pétroliers pouvaient
financer.
Le
baril a bondi au-delà de 108 dollars après les frappes houthies sur le hub
pétrolier saoudien de Yanbou, l’aubaine classique pour les producteurs du Golfe
s’est envolée car il est désormais très difficile d’exporter, les détroits
étant verrouillés. Le réflexe d’hier a disparu : le pétrodollar ne file plus
mécaniquement vers la dette américaine. Le 10 septembre 2026, ce sont les
Émirats arabes unis qui ont engagé 40 milliards d’euros vers l’Allemagne dans intelligence
artificielle, les data centers et l’énergie. Le pétrole du Golfe finance
désormais l’infrastructure européenne, plus le déficit de Washington.
Ce
n’est pas encore une fuite. C’est pire à long terme : une désaffection
silencieuse. L’Arabie Saoudite ne vend pas ses Treasuries, elle cesse
simplement d’en acheter davantage, au moment précis où le Trésor a besoin de
chaque dollar disponible. Le 16 octobre, la publication des données TIC d’août
dira si ce plafonnement se confirme.
III. LES QUATRE FAILLES DU
CRÉDIT AMÉRICAIN
Quatre
fractures traversent aujourd’hui le système américain. Indépendantes en
apparence. Capables de se renforcer mutuellement en réalité : l’immobilier
commercial, le crédit à la consommation, l’immobilier résidentiel, et
l’inflation elle-même, celle qui, via la remontée des taux directeurs, frappe
directement le crédit à taux variable.
La faille immobilière
commerciale (CRE)
Le
risque CRE est concentré, et dangereusement, dans les banques régionales et
petites banques. La Réserve fédérale elle-même le confirme : les banques
régionales consacrent en moyenne 41,6 % de leurs prêts au commercial real
estate, contre 16,8 % pour les grandes banques. Leur vulnérabilité à certains
segments du CRE n’est pas une hypothèse, c’est un constat de la Fed. [12]
La
FDIC le confirme à son tour : les concentrations supérieures à 300 % du capital
constituent une catégorie de surveillance réglementaire historique. Une banque
exposée n’est pas automatiquement condamnée. Mais la combinaison concentration
CRE + refinancement plus coûteux + baisse des valeurs immobilières peut faire
exploser les pertes. [13]
La
bonne question n’est pas « les banques régionales vont-elles tomber ? ». C’est
: lesquelles devront acter les premières pertes, quand leurs prêts arrivant à
échéance devront être refinancés à des taux bien supérieurs à ceux d’origine ?
La faille du crédit à la
consommation
La
tension frappe aussi le crédit aux ménages. Au premier trimestre 2026, 10,3 %
des prêts étudiants étaient déjà en défaut sérieux selon la Fed de New York, et
2,6 millions d’emprunteurs, à plus de 120 jours de retard, avaient été transmis
au Department of Education. [14]
Le crédit automobile subprime se détériore nettement depuis 2025. Les chiffres varient selon la source et la définition de la délinquance (défauts de paiement), mais la tendance, elle, ne varie pas. Les pertes annualisées du subprime auto ABS sont proches de 8 %, des pertes énormes qui se répercutent dans l’ensemble du système financier US.
La faille immobilière
résidentielle
Le
crédit immobilier, longtemps épargné, subit à son tour la pression des taux
longs. Freddie Mac relevait 6,95 % pour le prêt fixe à 30 ans au 17 septembre
2026, contre 6,76 % une semaine plus tôt. Le même jour, le rendement du
Treasury à 10 ans dépassait brièvement 5 %, selon Reuters. [15]
Les
permis de construire reculent de 2,7 % en août, les mises en chantier de 2,6 %,
avec une chute marquée du multifamilial. Ce n’est pas encore l’effondrement du
logement américain. C’est la confirmation que le coût du capital redevient la
contrainte qui décide de tout. [16]
La faille de l’inflation
Le
16 septembre 2026, la Réserve fédérale a relevé son taux directeur d’un quart
de point, à 3,75 %-4,00 %, sa première hausse depuis 2023. Le motif est sans
ambiguïté : l’inflation, jugée « trop élevée depuis trop longtemps » par
le président Kevin Warsh. Et ce n’est qu’un début : le comité table sur une
nouvelle hausse d’un quart de point d’ici la fin de l’année, avec une
trajectoire qui se prolonge sur 2027. Le mouvement devrait donc s’accentuer,
pas s’arrêter. [17]
La
transmission a été immédiate. Les grandes banques ont relevé leur taux
préférentiel (prime rate) de 6,75 % à 7 % dans la foulée. C’est ce taux, pas le
rendement du Treasury à 10 ans, qui indexe l’essentiel du crédit à taux
variable : cartes de crédit, lignes de crédit hypothécaire (HELOC), une partie
des prêts étudiants et des crédits aux petites entreprises. Le taux moyen des
cartes de crédit américaines s’établissait déjà à 19,56 % avant même le
relèvement de septembre. Chaque nouveau quart de point se répercute en quelques
semaines sur des dizaines de millions de comptes, sans qu’aucun refinancement
ne soit nécessaire pour que la facture grimpe. [18]-[19]
Et
cette hausse frappe des ménages déjà rongés par le coût de la vie. L’indice des
prix à la consommation progressait de 3,4 % sur un an en août 2026, porté par
l’essence (+27,4 % sur un an), la conséquence directe du choc pétrolier lié à
la guerre en Iran décrite plus haut. [20]
L’étau
se referme des deux côtés à la fois : le coût de la vie grignote le revenu
disponible pendant que le coût de la dette variable grimpe avec chaque
relèvement du taux directeur. Ce n’est plus une faille isolée. C’est un
accélérateur qui vient percuter, au même moment, le crédit à la consommation
déjà fragilisé et l’immobilier déjà sous tension.
IV. LE VRAI NŒUD : LE TRÉSOR,
LES BANQUES ET LE CAPITAL
C’est
ici que toutes les pièces du puzzle se referment les unes sur les autres.
Le
Trésor doit financer un déficit massif. Les émissions gonflent. Les rendements
longs montent. Le Japon n’est plus disposé à privilégier systématiquement les
actifs étrangers quand ses propres rendements remontent. D’autres grands
émetteurs souverains, Royaume-Uni compris, offrent, eux aussi, des rendements
élevés. Et pendant ce temps, le secteur bancaire jongle avec son exposition au
CRE, les pertes qui montent sur le crédit à la consommation, et une demande
immobilière étranglée par des taux proches de 7 %.
Le
système n’a besoin d’aucun choc extérieur spectaculaire pour vaciller. Il
suffit que plusieurs marchés exigent, au même moment, davantage de rendement
pour absorber davantage de dette.
Voilà
la différence entre une crise de solvabilité et une crise de financement : une
institution peut être solvable sur le papier, et pourtant devenir vulnérable
dès qu’elle doit refinancer des actifs longs avec une liquidité devenue chère.
V. LE POINT DE BASCULE :
MI-OCTOBRE
Mi-octobre
2026 ne constitue pas une date magique. C’est une fenêtre de révélation.
Les
banques régionales publieront leurs résultats du troisième trimestre.
Les marchés compareront alors provisions, créances restructurées, pertes sur
prêts et niveaux de liquidité à ce que les investisseurs anticipaient.
Trois
questions seront particulièrement importantes :
·
Combien de pertes CRE
doivent être reconnues ?
·
Quelle progression des
défauts apparaît dans les portefeuilles de consommation et de logement ?
·
Et quelle capacité de
financement reste disponible si plusieurs établissements cherchent
simultanément à renforcer leur liquidité ?
La
date n’est pas une prédiction. C’est un test. Si les bilans tiennent, le
scénario de rupture aura lieu plus tard. Si plusieurs fragilités craquent en
même temps, le marché n’aura plus le choix : il devra les encaisser et ce sera
violent. La chute d’un domino iniciera des faillites en cascade, ce sera la
crise systémique, la dernière d’un système en bout de course.
VI. LE DILEMME DE LA FED : LES
BANQUES OU LE DOLLAR
Si
une tension bancaire sérieuse éclatait, la Réserve fédérale disposerait
d’outils de liquidité. Mais leur usage poserait aussitôt une question monétaire
brûlante : comment soutenir le système financier sans donner l’impression d’un
retour pur et simple à l’abondance de liquidité ?
La
crise de mars 2023 a prouvé qu’une banque centrale pouvait agir vite quand la
stabilité financière l’exigeait. Mais 2026 n’est pas 2023 : la guerre au
Moyen-Orient, l’inflation, les rendements longs et le financement du déficit
américain resserrent l’espace politique et monétaire.
Le
véritable arbitrage n’est pas « sauver les banques ou les laisser tomber ». Il
est plus profond : maintenir assez de liquidité pour éviter une rupture du
crédit, sans que ce soutien ne fragilise davantage la confiance dans la monnaie
et dans la dette souveraine elle-même.
CONCLUSION
Le
système n’a pas besoin d’une cause extérieure pour vaciller. Il porte déjà, en
lui, plusieurs fractures : une dette publique massive à financer, des
rendements longs au-dessus de 5 %, une concurrence mondiale féroce pour le
capital, un Japon qui ne dépend plus des rendements étrangers, un immobilier
commercial toujours fragile, et un crédit aux ménages qui craque.
Mi-octobre
n’est pas la cause. C’est le miroir qu’on ne pourra plus éviter de regarder.
Nul
ne connaît par avance l’ampleur exacte de ce qui vient. Ce texte formule un
scénario de rupture fondé sur des fragilités déjà là, et sur leur possible
convergence. Le juge de paix sera dans les chiffres : émissions du Trésor,
demande aux adjudications, rendements longs, flux étrangers, liquidité
bancaire, provisions, défauts.
Le
dollar n’est pas encore mort, il est juste en sursis. Nous assistons en direct
à la chute de Rome.
SOURCES - LIENS DIRECTS ET
TÉLÉCHARGEABLES
1.
Federal Reserve Bank of New York — Market Operations / Reverse Repo
2. FRED /
Federal Reserve Bank of New York — SOFR
3. FRED /
Federal Reserve — IORB
4. U.S. Treasury — Daily Treasury Rates 2026
5. FRED —
30-Year Treasury Constant Maturity
6. U.S. Treasury — Marketable Borrowing Estimates, August 3,
2026
7. U.S. Treasury — TIC Data / Major Foreign Holders, July 2026
8. Reuters — How Japan's bond rout is turning the tide of global
capital, September 2, 2026
9. U.S. Treasury — TIC Data for July 2026, September 16, 2026
10. Vanguard — Japan's higher rates raise stakes for global
markets
11. Reuters — UK sells 30-year debt at record yield, September
8, 2026
14. Reuters — New York Fed finds ongoing student loan woes in
first quarter 2026
15. Reuters — US labor market / housing / mortgage rates,
September 17, 2026
16. Freddie Mac — Mortgage Rates Average 6.95%, September 17,
2026
19. Bankrate — Current Credit Card Interest Rates, week of
September 16, 2026
20. Trading Economics — US CPI Report Comes Broadly in Line with
Forecasts, August 2026
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