samedi 7 mars 2026

BlackRock, la pierre noire dans le creuset

 

BlackRock ou BLK, le symbole boursier (ticker) de BlackRock, Inc. sur le New York Stock Exchange (NYSE). En gématria B R et I les 3 majuscules = 2+18+9 = 29 = et 2+9 =11 et NYSE = 27 = 9 donc un magnifique 9-11...

Stephen Schwarzman (SS pour ses initiales, l'homme noir), l'un des deux fondateurs de la pierre noire est classé 20ème personne la plus riche des États-Unis dans le Forbes 400.

S = 19 et SS = 19+19 = 38 = 11 (3+8) et Larry Fink le deuxième fondateur de BlackRock = LF donc 12 + 6 = 18 = 9 encore un magnifique 9-11...

Cela n'est pas sans rappeler Ezéchiel chapitre 26 qui commence par ces mots "La onzième année, le premier jour du mois, la parole de l'Eternel me fut adressée, en ces mots: " Et surtout Ezéchiel 26 versets 9 et 11 (9-11) : 

Verset 9 : " Il dirigera les coups de son bélier contre tes murs, et il renversera tes tours avec ses machines"

Verset 11 : "Il foulera toutes tes rues avec les sabots de ses chevaux, il tuera ton peuple par l'épée, et les monuments de ton orgueil tomberont à terre".

Que celui qui a l'intelligence comprenne...




LE SYSTÈME FINANCIER AMÉRICAIN AU BORD DU GOUFFRE

 

INTRODUCTION

Depuis plusieurs années j’avance une thèse simple mais dérangeante : le système financier occidental est entré dans une phase de dissolution. Depuis la crise de 2008, l’expansion financière mondiale a été soutenue par trois piliers principaux : l’expansion monétaire massive, les taux d’intérêt artificiellement bas et l’illusion d’une liquidité permanente. Ces mécanismes ont permis de repousser dans le temps les déséquilibres structurels du système. Ils n’ont jamais supprimé ces déséquilibres. L’épisode très récent concernant le fonds HLEND de BlackRock constitue un révélateur. Ce n’est pas en soi une crise systémique. Mais c’est une fissure visible dans un système qui repose largement sur une promesse implicite : celle d’une liquidité toujours disponible.

Or cette liquidité n’existe que tant que peu d’investisseurs souhaitent la réclamer simultanément.

 

LE CAS HLEND : LA FIN DE L’ILLUSION DE LIQUIDITÉ

Le fonds HPS Corporate Lending Fund, connu sous le nom HLEND, géré par BlackRock après l’acquisition d’HPS Investment Partners, représente environ 26 milliards de dollars d’actifs investis dans des prêts directs à des entreprises de taille intermédiaire.

En mars 2026, les demandes de retrait des investisseurs ont atteint environ 9,3 % des actifs du fonds, dépassant la limite de rachat trimestrielle de 5 % prévue dans sa structure. Environ 1,2 milliard de dollars ont été demandés en retraits. Le fonds a pu verser environ 620 millions de dollars. Le reste des demandes a été reporté au trimestre suivant. Ce mécanisme était prévu contractuellement. Mais il révèle une réalité fondamentale du système financier contemporain : la liquidité promise aux investisseurs est souvent une liquidité conditionnelle.

Lorsque les demandes de sortie dépassent un certain seuil, la promesse de liquidité se transforme en attente organisée.

 

LE MISMATCH STRUCTUREL

Le problème est structurel. Les prêts détenus par les fonds de crédit privé sont par nature illiquides. Ils sont généralement accordés pour des durées de cinq à sept ans et ne disposent pas d’un marché secondaire profond. Pourtant, ces fonds offrent aux investisseurs des fenêtres de sortie régulières. Le système repose donc sur un décalage fondamental : des actifs illiquides financés par des capitaux qui peuvent théoriquement se retirer à court terme.

Tant que les flux restent favorables, ce modèle fonctionne. Lorsque la confiance se fragilise, les limites apparaissent immédiatement.

 

LA DEPOSSÉSSION DE L’ÉPARGNANT

Dans un système financier classique, l’épargnant est propriétaire de son capital. Dans le système actuel, il devient progressivement un créancier conditionnel. Son droit de récupérer son argent dépend non seulement de la valeur des actifs mais aussi du comportement collectif des autres investisseurs. Lorsque les retraits dépassent certaines limites, le système suspend ou étale les sorties afin de préserver sa stabilité.

L’épargnant découvre alors que la liquidité qu’on lui promettait n’était pas une propriété, mais une possibilité dépendant des conditions du marché.

 

VERS UN CAPITALISME DE SÉQUESTRE

Cette évolution révèle une transformation plus profonde. Dans un système en expansion, le capital circule librement. Les flux financiers permettent de refinancer les dettes et d’honorer les engagements.

Dans un système saturé, la logique change. Les flux deviennent insuffisants pour satisfaire toutes les promesses simultanément. Le système doit alors organiser la gestion de la rareté. Les mécanismes de limitation de retrait, de report ou de suspension deviennent des outils de stabilisation.

Ce phénomène pourrait être interprété comme l’émergence d’un capitalisme de séquestre : un système dans lequel la circulation du capital devient progressivement contrôlée et contrainte.

 

LE POINT LE PLUS FRAGILE DU SYSTÈME : LA DETTE AMÉRICAINE

Derrière ces tensions apparaît un problème beaucoup plus vaste : le financement de la dette publique américaine. Les États-Unis doivent refinancer chaque année plusieurs milliers de milliards de dollars de dette arrivant à maturité. La charge d’intérêt fédérale a fortement augmenté et approchera le trillion de dollars par an cette année.

Pendant longtemps, cette dette a été absorbée par trois acheteurs principaux :

-les banques centrales étrangères

-la Réserve fédérale

-les banques commerciales américaines

 

Aujourd’hui ces trois acheteurs historiques se retirent progressivement.

 

LA MUTATION DU MARCHÉ DES TREASURIES

Dans le même temps, un phénomène nouveau est apparu. Une part croissante de la dette américaine est désormais détenue par des fonds d’investissement gérés par les grands gestionnaires d’actifs. BlackRock, Vanguard et quelques autres gèrent ensemble plusieurs milliers de milliards de dollars d’obligations souveraines américaines à travers leurs fonds et leurs ETF. Or ces fonds sont des structures ouvertes. Les investisseurs peuvent y entrer ou en sortir relativement rapidement. Autrement dit, une part croissante de la dette publique américaine est désormais détenue dans des véhicules dont la stabilité dépend du comportement des investisseurs.

Ce changement modifie profondément la nature du marché obligataire.

 

UNE CONCENTRATION SANS PRÉCÉDENT

Les plus grands gestionnaires d’actifs mondiaux contrôlent aujourd’hui des volumes de capital colossaux. BlackRock gère à lui seul plus de dix mille milliards de dollars d’actifs. Vanguard et State Street contrôlent également plusieurs milliers de milliards. Ces institutions sont devenues des infrastructures centrales du capitalisme financier contemporain. 

Leur rôle dépasse largement celui de simples gestionnaires d’épargne.

 

ALADDIN ET LA GESTION SYSTÉMIQUE DU RISQUE

Dans ce nouveau paysage financier, certaines infrastructures jouent un rôle central. Le système de gestion des risques Aladdin, développé par BlackRock, est aujourd’hui utilisé par de nombreuses institutions financières dans le monde. Cet outil permet d’analyser les portefeuilles, les expositions et les scénarios de marché à très grande échelle.

Dans un système financier extrêmement complexe et interconnecté, ces infrastructures deviennent des centres de coordination implicites du capital mondial. Elles ne contrôlent pas seules le système, mais elles participent à l’organisation de sa gestion du risque. 

Aladdin est devenu le génie malfaisant de la pierre noire (BlackRock)…

 

LE MUR IMMOBILIER COMMERCIAL

Ces tensions apparaissent dans un environnement financier déjà fragile. Le marché immobilier commercial américain fait face à un mur de refinancement important. Les estimations situent autour de 900 à 1000 milliards de dollars les prêts immobiliers commerciaux arrivant à maturité en 2026.

Une partie de ces prêts a déjà été prolongée ces dernières années dans une logique souvent décrite comme extend and pretend : repousser les échéances pour éviter de reconnaître immédiatement les pertes.

La hausse des taux d’intérêt et la baisse de la valeur de certains actifs, notamment dans le secteur des bureaux, transforment ces refinancements en véritable casse-tête.

 

DIMENSION MILTHASOPHIQUE

Au-delà de l’analyse économique, ces transformations peuvent être interprétées dans une perspective historique plus large. La milthasophie propose une lecture des cycles historiques dans lesquels les structures économiques et politiques passent par des phases d’expansion, de saturation et de transformation. Dans cette perspective, les tensions financières ne sont pas seulement des accidents économiques. Elles signalent souvent les limites d’un ordre historique et scientifique aux origines et répercussions spirituelles profondes.

Lorsque la circulation du capital ralentit dans un système trop concentré, la pression économique et sociale s’accumule progressivement.

La symbolique de la pierre noire — présente dans le nom même BlackRock — évoque l’image d’un système devenu massif, concentré et rigide. Lundi 9 mars je révèlerai d’ailleurs un grand secret au sujet de la pierre noire et du 11 mars 2026 sur mon blog. Pour ceux qui ne comprennent pas l’aspect spirituel profond du nom même de BlackRock (la ka’ba), je les invite à regarder attentivement (cherchez la pierre noire) « 2001 l‘odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick. Vous aurez les clés de lecture bientôt…

Pour revenir à nos moutons et à leurs bergers, l’histoire montre que ces moments de tensions extrêmes précèdent souvent de grandes ruptures et transformations.

 

CONCLUSION

Le cas HLEND ne constitue pas une crise systémique. Mais il révèle les limites d’un modèle financier fondé sur l’illusion d’une liquidité permanente dans des actifs fondamentalement illiquides.

Dans le même temps, la transformation silencieuse du marché des Treasuries et la concentration massive du capital dans les grands gestionnaires d’actifs modifient profondément l’architecture du système financier mondial. Le système financier occidental n’est pas encore en rupture, il en est au bord. Plusieurs signaux indiquent en effet qu’il entre dans une phase de tension structurelle où les promesses de liquidité, de stabilité et de croissance infinie deviennent de plus en plus difficiles à maintenir.

Une des raisons majeures (le fameux Remez, le deuxième niveau de lecture) de l’attaque de l’Iran est à chercher ici. Trump connaît exactement la situation financière des USA. Comme liquidateur de l’Empire, il tente de sauver ce qu’il peut, entraînant le monde dans un chaos généralisé qui deviendra palpable le 11 mars 2026…